Gorgones pourpres (Paramuricea clavata)

Ces images ont été prises au Cap Sicié (La Seyne/mer), lors d'une plongée d’évaluation de la mortalité des peuplements de gorgones pourpres (Paramuricea clavata), suite à une vague de chaleur survenue à l'été 2022.

À ne pas confondre avec leurs cousins coraux, les gorgones pourpres (Paramuricea clavata) forment des peuplements denses pouvant compter plusieurs dizaines de colonies.Présentes en Méditerranée, elles apprécient les zones d’ombre et les eaux aux alentours de 14 degrés.

Dans de bonnes conditions, elles peuvent dépasser le mètre et certains spécimens atteignent même les 1,80m !

Malheureusement, lorsque la température de l’eau avoisine ou dépasse les 25 degrés durant une longue période (plusieurs semaines), les gorgones ne survivent pas. Les gorgones mortes ou mourantes, paraissent « blanches », entièrement ou partiellement. Avec leur disparition, c’est toute la biodiversité qu’elles abritent qui se retrouve menacée.

Depuis une vingtaine d’années, de nombreux épisodes de mortalité de gorgones sont observés en Méditerranée dus au réchauffement de la température de l’eau. Cette augmentation de température est causée par un manque de vent, car sans Mistral, la remontée d’eaux froides profondes vers la surface (upwelling) ne peut se faire.
 

Auteur(s) Dugornay Olivier1
Contributeur(s) Sartoretto Stephane (2)ORCID, de Vogüé Benoist (2)
Affiliation(s) 1 : IFREMER, Pôle Images, Centre Bretagne - ZI de la Pointe du Diable - CS 10070 - 29280 Plouzané, France
2 : IFREMER, Laboratoire Environnement Ressources Provence-Azur-Corse, Centre Méditerranée - Zone Portuaire de Brégaillon - CS20 330 - 83507 La Seyne-sur-Mer
Date 2022-09-29
Licence CC-BY